Avoue que t'y pense encore, branleur.

"Emportée par ce flot, les yeux fermés, les oreilles bouchées, vous ne voyez pas les récifs se hérisser à fleur d'eau, vous n'entendez pas les vagues déferler et bouillonner à leur base. Mais, je vous le dis, et retenez bien mes paroles, vous arriverez un jour dans une passe semée d'écueils, où tout le cours de votre vie sera brisé, transformé en tourbillons tumultueux, en écume, en fracas; et alors, ou bien vous serez réduite en poussière sur les pointes des roches, ou bien vous serez soulevée, portée par quelque lame de fond dans un courant plus calme, comme je le suis à présent."

Charlotte Brontë. Jane Eyre.

# Posté le vendredi 30 novembre 2007 12:34

Modifié le jeudi 27 août 2009 10:01

Pour haïr il faut d'abord avoir aimé.

Que savez vous du verbe "Détester" ? Que savez vous de sa noirceur ? Je le côtoie ce verbe, je l'embrasse &le rejette , si je l'oubli il me rappelle qu'il existe, qu'il est toujours près de moi. Je le serre, m'incline & me plis à sa volonté. Le verbe "détester" m'a fait faire des choses dont je ne suis pas fière. Il ensorcèle , il envoute. Je l'aime autant qu'il me répugne. Le verbe détester ne naît qu'après le verbe aimer.

Que savez vous du verbe "Aimer" ? Celui qui détruit l'être le plus fort, celui qui fait pleurer l'Homme le moins sensible. Aimer n'est pas doux, Aimer n'est pas beau. C'est un charme, c'est un lâche . Il se cache derrière des apparences de bonheur , de joie &de sourires. Savez vous que derrière se cachent les larmes , les peines &les douleurs? Je l'ai vu ce verbe, je ne l'avais pourtant pas cherché. Il est venu à moi, m'a choisi comme victime. Une de plus, bientôt une de moins. Aimer m'a fait des tonnes de promesses, des tonnes de sourires charmeurs . J'étais naïve, j'étais innocente . Je ne le connaissais pas , je lui ai ouvert mes bras pour l'enlacer &le chérir. Après s'être nourri de mon amour &de mon âme, Aimer s'est lassé de moi. Il m'a laissé sans ressource, presque sans vie. Aimer promet , Aimer donne, Aimer reprend.

J'étais naïve, je ne le suis plus. J'étais innocente, je ne le suis plus. On m'excusera donc d'être tombée dans le panneau la première fois. Pourtant Aimer m'a rattrapé. Je suis à nouveau dans ses filets. Et cette fois je ne suis pas excusable. Je me suis laissé faire, je n'ai pas résisté à son attraction. D'ailleurs, pourquoi résister ? C'est tellement agréable de se laisser bercer. On laisse notre imagination nous emporter, on s'imagine qu'on peut être heureux avec ce verbe. On imagine.

Mais Aimer promet, Aimer donne, &Aimer reprend.
C'est comme ça que ça fonctionne. Toujours.
Pour haïr il faut d'abord avoir aimé.

# Posté le dimanche 02 décembre 2007 06:21

Modifié le jeudi 29 octobre 2009 19:08

Again &again.

"Ça me fait mal au c½ur de te voir comme ça tous les dimanches soirs." Je n'ai rien répondu. D'ailleurs, qu'aurais-je pu répondre ? "Je suis désolée papa.". Désolée de quoi ? De faire mon sac tous les dimanches, de crouler sous les affaires ? Je n'ai rien répondu. J'étais là , en face de lui, sous le porche. Comme chaque dimanche soir je l'attendais. Comme chaque dimanche soir j'avais ma vanity dans une main, mon sac de vêtements dans l'autre et mon sac de cours sur le dos. J'ai tourné les talons et avancé comme j'ai pu vers la voiture, en trainant toutes mes affaires, en trainant mes douleurs. Après les avoir entassé dans la voiture, je m'y suis assise et je l'ai attendu. Dans le noir. Puis il est arrivé et a démarré la voiture. Le trajet s'est fait dans le silence. Comme tous les dimanches soirs. Chacun pouvait sentir la peine de l'autre. "Ça me fait mal au c½ur." J'aurais voulu dire "Oui papa, moi aussi j'ai mal au c½ur." , mais non, je ne le dis pas. "Ça va jo' ?" . Non... "Oui". Il faisait nuit. La nuit c'est pratique, ça cache les larmes. Quand nous sommes arrivés il m'a dit "Bon, voilà , encore une semaine de passé. Ça passe trop vite. . . Je n'aime pas t'amener içi. N'oublie pas que ton père c'est moi. &pas l'autre." Je n'oublie pas. Il a sorti mes sacs de la voiture et il m'a dit "Je t'aime. Bonne semaine." . Ma mère est arrivée. Ils se sont lancés un Bonsoir froid . C'est tout. Bonsoir. Puis il est parti. J'ai regardé la voiture s'en allée, j'ai laissé ma mère m'embrasser. "Il est lourd ton sac! Tu as passé une bonne semaine? Ça va?" Non. "Oui."

# Posté le dimanche 16 décembre 2007 11:27

Modifié le mardi 20 octobre 2009 12:28

NOTHING'S GONNA CHANGE MY WORLD. Jai guru deva om.

NOTHING'S GONNA CHANGE MY WORLD. Jai guru deva om.
(





"L'amour ça pique parfois."




Que c'est bon d'avoir le c½ur qui danse un tango chaque fois qu'il entre dans mon champs de vision .

# Posté le vendredi 21 décembre 2007 13:07

Modifié le vendredi 09 octobre 2009 14:23